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Press Review Oct22&23 ;Oct 24, 2019 ; Oct 28 2019 ; Oct 29 2019

(This open letter was embargoed until Tuesday 22 October 23:00 GMT)

Please see french, spanish, german and italian versions below.

Google once again above the law?

This Thursday, October 24, should have been an important date in the history of the internet. With new European copyright protections entering into legal force in France, the press should for the first time be receiving fair compensation for the news content that it produces and is then spread on Google, Facebook and other major platforms.

As journalists we have fought long for this protection. Because quality news costs money to produce. Because the existing situation, in which Google enjoys most of the advertising revenue generated by the news that it rakes in without any payment, is untenable and has plunged the media into a crisis that is deepening each year.

The European Parliament voted for the copyright directive in March. The French parliament voted overwhelmingly in favour of enacting this copyright protection into French law in July, and this move is soon to be followed by parliaments in other EU states.
Yet the law risks being stripped of all meaning before it even comes into force.

Slamming the door on any negotiation, Google has cynically offered the media a choice between two bad deals.

On the one hand, the media are asked to sign a blank cheque to Google renouncing any payment for the use of their news. This would mean accepting the slow death that is emptying newsrooms in Europe as it has already done in the United States.

On the other hand, media may refuse to do so, holding out for fair payment. But Google promises them a formidable form of retaliation: reducing the visibility of their news content to a bare minimum. No photos or text would appear when users search for their news. Just a snippet of a headline, no more.

That would be suicide for the press. Because before landing on any news site, most users are guided by the world's dominant search engine: Google. Other search engines are just not big enough. News editors know this: they simply do not have the financial means to survive the resulting plunge in internet traffic.

Google is making a ridicule of the law. It is exploiting the subtleties of national law so as to thwart its spirit. Just as it has done with national fiscal laws so as to avoid paying its fair share of taxes on a global scale.It is a fresh insult to national and European sovereignty. Google wants to demonstrate the powerlessness of public authorities to regulate platforms, and force the media to bend to its will and accept a principle of receiving no payment for its news content.

Google prefers to paint itself as being magnanimous, boasting of the financing it proposes for innovative media projects, a diversion that amounts to crumbs from the table of a group that enjoys annual revenues of $140 billion.

Now that disinformation campaigns are infecting the internet and social networks, and independent journalism is under attack in several countries within the European Union, surrendering would be a catastrophe.
We call on the public decision-makers to fight back. They must strengthen the copyright laws to prevent Google from hijacking them, and roll out a battery of measures to stop Google from abusing its overwhelming dominance in the global search-engine market.

On our side, we are calling for public support and we will lead this fight because at stake is the survival of a diverse and independent media, and the strength of our democracy.

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Google une fois de plus au-dessus des lois ?

Ce jeudi, 24 octobre, aurait pu être un grand jour dans l’histoire de l’Europe et de l’internet. Avec l’entrée en vigueur en France de la directive européenne sur les droits voisins, la presse devait, pour la première fois sur notre continent, commencer à percevoir une rémunération sur les contenus qu’elle produit et qui sont diffusés sur Google, Facebook et autres plateformes.

Des journalistes, photographes, reporters de l’UE, mais aussi les artistes se sont longtemps battus pour ce texte. Parce que l’information de qualité coûte cher à produire. Parce que la situation actuelle, qui voit Google capter l’essentiel des recettes publicitaires générées par les informations que le moteur ratisse, est intenable. Et plonge chaque année la presse dans une crise plus profonde

Le parlement européen a voté la directive au printemps, le parlement français l’a transposée en droit français à la quasi-unanimité cet été. Pourtant ce texte tant attendu risque d’être vidé de toute portée avant même sa mise en œuvre. Et cela pourrait s’étendre à toute l’Europe.

Refusant toute négociation, Google a offert aux medias un cynique choix de dupes.

Soit ils signent un blanc-seing à Google en renonçant à rémunération, et le modèle actuel à base de gratuité perdure. C’est la mort lente, qui a commencé de vider les salles de rédaction en Europe comme aux Etats-Unis.

Soit ils refusent, continuant d’espérer une rémunération. Et on leur promet de redoutables représailles : la visibilité de leurs contenus sera réduite à sa plus simple expression. Plus de photo, plus de textes, un bout de titre, rien de plus, apparaîtra quand les internautes feront des recherches sur une information.

Un suicide pour la presse. Car avant d’arriver sur un site de media, la porte d’entrée des internautes c’est Google. Les autres moteurs de recherche pèsent trop peu. Les éditeurs le savent : ils n’ont pas les moyens financiers de supporter la chute vertigineuse de trafic sur leurs sites que cette mesure entrainera.

Google bafoue la loi. Il en exploite les subtilités en détournant son esprit. Comme le géant américain a si bien su le faire avec les montages fiscaux qui lui ont permis de faire de l’évasion fiscale à échelle planétaire.

C’est un nouveau bras d’honneur à la souveraineté nationale et européenne. Google veut faire la démonstration d’une impuissance publique à réguler les plateformes, faire plier les médias et les forcer à accepter un modèle économique assis sur la non-rémunération par principe des contenus. En mettant en avant, magnanime, le financement qu’il a bien voulu donner pour des projets innovants dans le domaine des médias : une diversion, une aumône pour un groupe qui pèse 140 mds de dollars de chiffre d’affaires.

Alors que les campagnes de désinformation envahissent internet et les réseaux sociaux, que le journalisme indépendant est attaqué dans plusieurs pays de l’Union, renoncer serait catastrophique.

Nous appelons à une contre-attaque des décideurs publics. Ils doivent muscler les textes pour que Google ne puisse plus les détourner, utiliser tout l’arsenal des mesures qui permettent de lutter contre l'abus de position dominante.

De notre côté, nous journalistes, photographes, JRI et artistes, en appelons à l’opinion publique et mènerons ce combat car ce qui est en cause, c’est la survie de medias indépendants et pluralistes, et in fine la vitalité de notre démocratie. 

¿Google, una vez más por encima de las leyes?

Este jueves 24 de octubre podría haber sido un gran día en la historia de Europa y de internet. Con la entrada en vigor en Francia de la directiva europea sobre los derechos afines, por primera vez en nuestro continente la prensa tenía que empezar a percibir una remuneración sobre los contenidos que produce y que son difundidos en Google y otras plataformas digitales.

Como periodistas de la Unión Europea, hemos luchado durante mucho tiempo por este texto. Porque producir información de calidad es caro. Porque la situación actual, en la que Google capta la mayor parte de los ingresos publicitarios generados por la información de la que su motor se apropia, es insostenible. Y sume a la prensa en una crisis cada año más profunda.

El Parlamento Europeo votó la directiva en primavera, el parlamento francés la transpuso al derecho francés casi por unanimidad este verano. Los otros parlamentos de la UE deben seguir sus pasos. Y, sin embargo, este texto tan esperado corre el riesgo de quedar vacío de contenido, incluso antes de su aplicación. Rechazando cualquier negociación, Google ha ofrecido a los medios de comunicación una elección engañosa y cínica.

Bien dan carta blanca a Google renunciando a una remuneración y el modelo actual de gratuidad perdura, lo que significaría una muerte lenta que ya ha empezado a vaciar las redacciones tanto de Europa como de Estados Unidos.

Bien se niegan y siguen esperando una remuneración. Y en este caso se anuncian temibles represalias: la visibilidad de sus contenidos se verá reducida a la mínima expresión. Cuando los internautas hagan una búsqueda de información, ya no aparecerá ni una foto, ni un texto, solamente un trozo de titular.

Un suicidio para la prensa. Porque antes de llegar a una página web de un medio, la puerta de entrada de los internautas es Google. Los otros motores de búsqueda pesan demasiado poco. Los editores lo saben: no tienen los recursos financieros para soportar la vertiginosa caída del tráfico en sus páginas web que conllevará esta medida.

Google se burla de la ley. Explota sus sutilezas desviándose de la esencia de la ley, como ya hizo con los montajes fiscales que permitieron al gigante estadounidense llevar a cabo una evasión fiscal a escala planetaria.

Es un nuevo corte de mangas a la soberanía nacional y europea. Google quiere poner de manifiesto una impotencia pública para regular las plataformas, doblegar a los medios de comunicación y forzarlos a aceptar un modelo económico basado por principio en la no remuneración de los contenidos. Anteponiendo, magnánimo, la financiación que quiso dar a proyectos innovadores en el ámbito de los medios de comunicación, que es una diversión, una limosna para un grupo con 140.000 millones de dólares de facturación.

En un momento en que las campañas de desinformación invaden internet y las redes sociales, y que el periodismo independiente es atacado en varios países de la Unión, renunciar sería desastroso.

Instamos a las autoridades públicas a un contraataque. Deben endurecer los textos para que Google no pueda volver a desviarlos, utilizar todo el arsenal de medidas a su alcance para luchar contra el abuso de posición dominante.

Steht Google wieder einmal über dem Gesetz?

Der donnerstag 24. Oktober, hätte zu einem großen Tag in der Geschichte des Internets werden können. Mit Inkrafttreten der europäischen Urheberrechtsrichtlinie in Frankreich sollte die Presse erstmals für die von ihr produzierten Inhalte, die über Google, Facebook und andere Plattformen verbreitet werden, eine Vergütung erhalten.

Wir Journalisten haben lange für diese Richtlinie gekämpft. Weil es teuer ist, qualitativ hochwertige Nachrichten zu produzieren. Weil die aktuelle Situation unhaltbar ist, in der Google den größten Teil der Werbeeinnahmen einstreicht, die es durch das Abgreifen von Nachrichten erzielt, und damit die Presse von Jahr zu Jahr in eine tiefere Krise stürzt.

Das EU-Parlament hat im Frühling für diese Richtlinie gestimmt. Das französische Parlament hat sie in diesem Sommer fast einstimmig in französisches Recht überführt. Und doch droht diese lang erwartete Richtlinie schon vor ihrer Umsetzung bedeutungslos zu werden.

Indem Google jede Verhandlung ablehnt, lässt es den Medien die Wahl zwischen zwei Übeln:

Entweder sie unterschreiben einen Blankoscheck für Google, verzichten auf Bezahlung, und das derzeitige Modell bleibt bestehen. Das ist der Tod auf Raten, der Redaktionsräume in Europa leert, so wie das schon in den Vereinigten Staaten der Fall ist.

Oder sie weigern sich und hoffen weiterhin auf eine Vergütung ihrer Arbeit. Ihnen werden beängstigende Repressalien angekündigt: Die Sichtbarkeit ihrer Inhalte auf den Plattformen wird auf ihre einfachste Form reduziert. Kein Foto, kein Text, nur ein Teil der Überschrift würde künftig noch in den Suchanfragen der Internetnutzer auftauchen.

Das wäre Selbstmord für die Presse. Denn Google ist für die Internetnutzer die Eingangstür zu jeder Nachrichtenseite. Andere Suchmaschinen sind zu klein. Die Verlage wissen, dass sie nicht über die finanziellen Mittel verfügen, dem daraus folgenden dramatischen Rückgang der Nutzung ihrer Nachrichtenseiten standzuhalten.

Google zieht die Richtlinie ins Lächerliche. Der Internetgigant nutzt die Feinheiten von nationalen Gesetzen aus, den Sinn der Richtlinie zu untergraben. So wie er es auch geschafft hat, weltweit Steuern zu umgehen.

Damit brüskiert Google erneut die nationale und europäische Souveränität. Google will beweisen, wie machtlos die öffentlichen Behörden sind, wenn es darum geht, Plattformen zu regulieren und will die Medien zwingen ein Wirtschaftsmodell zu akzeptieren, das prinzipiell darauf basiert, Inhalte nicht zu bezahlen.

Indem es die finanziellen Mittel hervorhebt, die es großzügig für innovative Projekte im Medienbereich bereitgestellt hat, lenkt Google davon ab, dass dies nur ein Almosen für eine Unternehmensgruppe ist, die 140 Milliarden Dollar Umsatz erwirtschaftet.

In Zeiten, in denen Internet und soziale Netzwerke von Fake-Meldungskampagnen überschwemmt werden, in denen der unabhängige Journalismus in mehreren EU-Staaten angegriffen wird, wäre es katastrophal, aufzugeben. 

Google ancora una volta al di sopra della legge?

Giovedi, 24 ottobre 2019, poteva essere un grande giorno nella storia dell’Informazione dell'Europa e di Internet. Con l'entrata in vigore in Francia della direttiva europea sui diritti connessi, la stampa poteva, per la prima volta nel nostro continente, ricevere una remunerazione sui contenuti che produce e che sono diffusi su Google, Facebook e altre piattaforme.

Giornalisti della UE, abbiamo lottato a lungo per questo Testo perché l’Informazione di qualità è costosa da produrre, perché la situazione attuale, che vede Google percepire la maggior parte delle entrate pubblicitarie generate dalle informazioni, è insostenibile e sta facendo sprofondare di anno in anno la stampa in una crisi sempre più profonda.

La primavera scorsa il Parlamento europeo ha votato la direttiva, l’estate scorsa il parlamento francese, quasi all’unanimità, l'ha inclusa nel diritto francese. Altri parlamenti nella UE seguiranno la Francia. Eppure questo Testo tanto atteso rischia di essere svuotato dei suoi contenuti prima della sua attuazione.

Google sta rifiutando qualsiasi trattativa offrendo ai Media un opzione cinica e ingannevole ovvero o i Media firmano un consenso a Google rinunciando ad una remunerazione, in modo che il modello attuale basato sulla gratuità continui oppure se i Media rifiutano, sperando di essere remunerati, saranno soggetti a terribili ritorsioni: la visibilità del loro contenuto sarà ridotta al minimo. Quando gli utenti internet cercheranno informazioni non appariranno ne foto ne testi, apparirà un semplice titolo, niente di più. Sarà una morte lenta che ha iniziato già a svuotare le redazioni in Europa come già accaduto negli Stati Uniti.

Un suicidio per la stampa. Perché prima di arrivare su un sito multimediale, la porta di ingresso di Internet è Google. Altri motori di ricerca pesano poco. Gli editori lo sanno: non hanno i mezzi finanziari per sostenere la vertiginosa caduta del traffico sui loro siti che questo ricatto porterà.

Google sta violando la legge. Sfrutta le sottigliezze deviando il suo spirito, il colosso americano ha usato le stesse tecniche con le tasse che avrebbe dovuto pagare permettendosi un'evasione fiscale su scala globale.

È un nuovo gesto di disprezzo alla sovranità nazionale ed europea. Google vuole dimostrare l'impotenza pubblica di regolamentare le piattaforme, piegare i Media e costringendoli ad accettare un modello economico basato sul principio dei contenuti non retribuiti. Sventola magnanimamente la bandiera dei finanziamenti che ha gentilmente concesso per progetti innovativi nel campo dei media: un diversivo, un'elemosina per un gruppo che pesa 140 miliardi di dollari di fatturato.

Poiché le campagne di disinformazione invadono Internet e i social network, poiché il giornalismo indipendente viene attaccato in diversi paesi della UE, rinunciare sarebbe catastrofico.

Chiediamo un contrattacco da parte di chi decide. Chi decide deve rafforzare i testi in modo che Google non possa più distorcerli. Chi decide deve usare tutto l'arsenale a propria disposizione per combattere l'abuso di una posizione dominante del colosso americano.

Da parte nostra, giornalisti, video-giornalisti, fotografi, artisti, facciamo appello all'opinione pubblica e guidiamo questa lotta perché la posta in gioco è la sopravvivenza di media indipendenti e pluralistici, e in definitiva la vitalità della nostra Democrazia.

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